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Le Grand Paon de nuit

Saturnia pyri (Denis & Schiffermuller, 1775) – Saturniidae – Le Grand Paon de nuit

Photo prise à Lisle-sur-Tarn par Valérie Julien

Classification scientifique :

Phylum : Arthropodes

Classe : Insecta

Ordre : Lepidoptera

Famille : Saturniidae

Genre : Saturnia

Espèce : pyri

Nom scientifique : Saturnia pyri

Noms vernaculaires : Grand Paon de nuit

« Le Grand paon de nuit, autrement dit le Saturnia pyri des entomologistes, porte bien son nom, et même doublement bien. Ses 15 cm d’envergure en font en effet le plus grand des papillons européens, et par ailleurs ses 4 ailes portent des  » ocelles », sortes d’ « yeux » rappelant l’ornementation des plumes de la queue des paons…. »

Saturnia pyri relève de la Famille des Saturniidae, représentée en France par 5 espèces, dont une protégée (Graellsia isabellae, ou « Isabelle »), et une autre d’origine asiatique, introduite au XIX ème siècle ( Samia cynthia, ou Bombyx de l’ailante).

Le Grand paon n’a qu’une génération annuelle (= « monovoltin ») et il apparaît de la mi-Avril à la mi-Mai, du moins en Loire-Atlantique. Comme beaucoup d’espèces nocturnes il ne s’alimente pas, d’où l’absence de trompe , et une durée de vie censément très réduite. Dans le meilleur des cas elle est en effet de l’ordre d’une petite semaine, laps de temps essentiellement dévolu à la reproduction.Le dimorphisme sexuel Contrairement à son cousin le « Petit paon de nuit » (Eudia pavonia, fin de page 3), les sexes diffèrent très peu, si ce n’est par la forme des antennes, et bien sûr par des « rondeurs abdominales » propres aux femelles, et inhérentes au volume d’ œufs en quelque sorte « prêts à pondre ».   La pariade Elle a fait la notoriété du Grand paon, même si d’autres espèces ne sont pas loin d’égaler ses performances. Expérimentations à l’appui, il est de longue date démontré que la femelle, sous réserve d’être vierge, est capable d’attirer un partenaire mâle dans un rayon de 5 km ….excusez du peu !!! Plus spectaculaire encore: vous maintenez la demoiselle à disposition, mais dans une cage finement grillagée empêchant l’accouplement, et vous verrez rappliquer à tire d’ailes tous les mâles (ou presque !) occupant une aire théorique avoisinant les 80 km2, qui sauf erreur correspondent à près de 8000 hectares ! Une fois fécondées, ce qui traîne rarement, les œufs (200 en moyenne) sont déposés par lot sur les branchettes.  

Source : https://www.insectes-net.fr/paon/paon2.htm – texte entièrement rédigé par M. André Lequet, entomologiste, auteur du site insectes.net