{"id":133,"date":"2024-03-18T15:10:32","date_gmt":"2024-03-18T14:10:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.apifera.org\/?p=133"},"modified":"2024-03-21T10:36:16","modified_gmt":"2024-03-21T09:36:16","slug":"le-rapport-du-giec-tout-le-monde-sen-fout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/2024\/03\/18\/le-rapport-du-giec-tout-le-monde-sen-fout\/","title":{"rendered":"Le rapport du GIEC, tout le monde s\u2019en fout !"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Article du 8 mars 2022 r\u00e9dig\u00e9 par Christian Conrad, botaniste, naturaliste<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-site-logo\"><a href=\"https:\/\/www.apifera.org\/\" class=\"custom-logo-link\" rel=\"home\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"232\" height=\"132\" src=\"https:\/\/www.apifera.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/apifera-sciences-naturelles-logo-baniere.jpg\" class=\"custom-logo\" alt=\"APIFERA Sciences naturelles\" srcset=\"https:\/\/www.apifera.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/apifera-sciences-naturelles-logo-baniere.jpg 403w, https:\/\/www.apifera.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/apifera-sciences-naturelles-logo-baniere-300x172.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 232px) 100vw, 232px\" \/><\/a><\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-group alignwide is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<p><strong>Extrait du rapport du GIEC 2022<\/strong> :<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Le changement climatique d\u00fb aux activit\u00e9s humaines provoque des perturbations dangereuses et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es dans la nature et affecte la vie de milliards de personnes dans le monde, malgr\u00e9 les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour r\u00e9duire les risques. Les populations et les \u00e9cosyst\u00e8mes les moins aptes \u00e0 y faire face sont les plus durement touch\u00e9s, affirment les scientifiques dans le dernier rapport du Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019\u00e9volution du climat (GIEC) publi\u00e9 aujourd\u2019hui.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;\u00ab Ce rapport lance un avertissement tr\u00e8s s\u00e9rieux sur les cons\u00e9quences de l\u2019inaction \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 HOESUN LEE, pr\u00e9sident du GIEC. \u00ab Il montre que le changement climatique fait peser une menace grave et grandissante sur notre bien-\u00eatre et la sant\u00e9 de la plan\u00e8te. Les mesures prises aujourd\u2019hui fa\u00e7onneront l\u2019adaptation de l\u2019humanit\u00e9 et la r\u00e9ponse de la nature aux risques climatiques croissants. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le monde sera confront\u00e9 \u00e0 de multiples al\u00e9as climatiques in\u00e9luctables au cours des deux prochaines d\u00e9cennies avec un r\u00e9chauffement plan\u00e9taire de 1,5 \u00b0C (2,7 \u00b0F). Le d\u00e9passement, m\u00eame temporaire, d\u2019un tel niveau de r\u00e9chauffement entra\u00eenera des cons\u00e9quences graves suppl\u00e9mentaires, dont certaines seront irr\u00e9versibles. Les risques pour la soci\u00e9t\u00e9 augmenteront, y compris pour l\u2019infrastructure et les \u00e9tablissements humains sur les c\u00f4tes de basse altitude.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<div class=\"nv-iframe-embed\"><iframe loading=\"lazy\" title=\"Rapport du GIEC - Un terrible avertissement ! (avec Jancovici &amp; Van Ypersele) #IPCC\" width=\"1200\" height=\"900\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/umBWfVcFNlw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<\/div><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong><em>Le rapport du GIEC, tout le monde s&rsquo;en fout !<\/em><\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong>Il est urgent d\u2019agir face aux risques croissants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lors de son cours inaugural du 21\/01\/ 2022 \u00e0 la Sorbonne, la biologiste Tatiana GIRAUD, sp\u00e9cialiste de la dynamique de la biodiversit\u00e9 et \u00e9volution, a pr\u00e9sent\u00e9 les risques du d\u00e9clin de la biodiversit\u00e9. Son cours \u00e9tait intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>Le d\u00e9clin de la biodiversit\u00e9 aura de graves cons\u00e9quences sur les soci\u00e9t\u00e9s humaines&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Concernant le r\u00e9chauffement climatique, elle affirme&nbsp;: \u00ab&nbsp;il ne s\u2019agit effectivement \u00ab&nbsp;que&nbsp;\u00bb du troisi\u00e8me&nbsp;coupable. Actuellement, \u00e0 la premi\u00e8re&nbsp;place sur le \u00ab&nbsp;podium&nbsp;\u00bb, c\u2019est la destruction massive des habitats naturels, avec l\u2019urbanisation, l\u2019agriculture intensive et la d\u00e9forestation, entre autres. Les observateurs voient bien que ces pratiques tuent toutes les esp\u00e8ces pr\u00e9sentes localement. En second&nbsp;lieu, nous avons le probl\u00e8me de la surexploitation&nbsp;; nous avons par exemple vid\u00e9 les oc\u00e9ans de leur biodiversit\u00e9 par des activit\u00e9s de p\u00eache non durable. Il y a aussi les pollutions, en particulier avec les pesticides qui sont r\u00e9pandus \u00e0 grande \u00e9chelle. Ils sont employ\u00e9s pour tuer les insectes et les champignons ravageurs de culture&nbsp;; or ils tuent tous les insectes et microorganismes pr\u00e9sents dans l\u2019environnement, tr\u00e8s efficacement et sans distinction. Ce sont des produits non s\u00e9lectifs et faits pour tuer. Ils sont la cause du d\u00e9clin \u00e9norme des insectes et, par cons\u00e9quent, de celui des oiseaux. La derni\u00e8re menace que je citerai, et non des moindres, est celle des esp\u00e8ces envahissantes, qui n\u2019est pas forc\u00e9ment tr\u00e8s connue du grand public. Par le biais de la mondialisation et des d\u00e9placements de personnes et de marchandises \u00e0 l\u2019\u00e9chelle globale, nous avons introduit des esp\u00e8ces l\u00e0 o\u00f9 elles n\u2019\u00e9taient pas \u00e0 l\u2019origine, avec, parfois, des cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fonctionnement de la nature est fait d\u2019interactions qui maintiennent l\u2019\u00e9quilibre de la vie\u2026 A la fin des ann\u00e9es soixante un scientifique anglais JAMES LOVELOK a d\u00e9montr\u00e9 l\u2019importance des interactions entre l\u2019atmosph\u00e8re et la nature terrestre.&nbsp;JOHANNES KEPLER, d\u00e8s le XVII&nbsp;e&nbsp;si\u00e8cle, est le&nbsp;<strong>premier<\/strong>&nbsp;scientifique \u00e0 \u00e9mettre l&rsquo;<strong>id\u00e9e<\/strong>&nbsp;que la&nbsp;<strong>Terre<\/strong>&nbsp;serait assimilable \u00e0 un organisme rond et unique. J. LOVELOK a d\u00e9montr\u00e9 en 1979 comment, par bien des aspects, notre plan\u00e8te se comporte exactement comme un \u00eatre vivant \u00ab&nbsp;global&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ce rapport reconna\u00eet l\u2019interd\u00e9pendance du climat, de la biodiversit\u00e9 et des populations humaines et int\u00e8gre davantage les sciences naturelles, sociales et \u00e9conomiques que les \u00e9valuations pr\u00e9c\u00e9dentes du GIEC \u00bb, a fait valoir HOESUNG LEE. \u00ab On y insiste sur l\u2019urgence de prendre des mesures imm\u00e9diates et plus ambitieuses pour faire face aux risques climatiques. Les demi-mesures ne sont plus possibles. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Les \u00e9cosyst\u00e8mes en bonne sant\u00e9 sont plus r\u00e9silients au changement climatique et procurent des services vitaux comme la nourriture et l\u2019eau potable \u00bb, a indiqu\u00e9 HANS-OTTO P\u00d6RNER, copr\u00e9sident du Groupe de travail II du GIEC. \u00ab En restaurant les \u00e9cosyst\u00e8mes d\u00e9grad\u00e9s et en pr\u00e9servant efficacement et \u00e9quitablement 30 \u00e0 50 % des habitats terrestres, oc\u00e9aniques et d\u2019eau douce, la soci\u00e9t\u00e9 profitera de la capacit\u00e9 qu\u2019a la nature d\u2019absorber et de stocker le carbone et nous acc\u00e9derons plus vite \u00e0 un d\u00e9veloppement durable, mais la volont\u00e9 politique et un financement ad\u00e9quat sont essentiels. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;DEBRA ROBERTS, copr\u00e9sidente du Groupe de travail II du GIEC affirme, \u00ab Notre \u00e9valuation montre clairement que, pour relever ces diff\u00e9rents d\u00e9fis, tout le monde \u2013 gouvernements, secteur priv\u00e9, soci\u00e9t\u00e9 civile \u2013 doit \u0153uvrer de concert et en priorit\u00e9 \u00e0 la r\u00e9duction des risques, de m\u00eame qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9quit\u00e9 et \u00e0 la justice, dans le processus d\u00e9cisionnel et l\u2019investissement \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi la population, peu de personnes se sentent concern\u00e9es si l\u2019on prend comme r\u00e9f\u00e9rence les transports, cela repr\u00e9sente 33% au total d\u2019\u00e9missions de CO2, 16% pour les v\u00e9hicules de particuliers.&nbsp; On pourrait r\u00e9duire ces \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, il y des solutions concernant les transports. Des solutions aussi dans l\u2019utilisation des voitures et le choix de leurs achats. Pour cela les citoyens doivent changer de comportements. Va-t-on y arriver ? pour le moment on n\u2019en prend pas le chemin. L\u2019essor des ventes SUV ne nous rassure pas, ces v\u00e9hicules ont un impact lourd sur le climat. Il ne s\u2019est jamais autant vendu de ces grosses voitures qui semblent plus taill\u00e9es pour explorer la jungle que pour se rendre au march\u00e9 du coin. En 2021, les SUV dans le monde ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 pas moins de 900 millions de tonnes de gaz \u00e0 effet de serre. \u00ab&nbsp;<em>Si les SUV \u00e9taient un pays, ce serait le 6e&nbsp;plus gros \u00e9metteur de gaz \u00e0 effet de serre&nbsp;\u00bb,&nbsp;<\/em>alerte deux experts de l\u2019IEA (Agence Internationale de l\u2019Energie).<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9daction Christian Conrad naturaliste<\/p>\n\n\n\n<p>Nous remercions le nouveau media LIMIT qui nous a accord\u00e9 la diffusion de leur vid\u00e9o.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>LIMIT<\/strong>&nbsp;est un nouveau m\u00e9dia qui a pour vocation d&rsquo;aborder les th\u00e9matiques qui englobent les \u00ab\u00a0Limites Plan\u00e9taires.\u00a0\u00bb Nos objectifs : p\u00e9dagogie, \u00e9ducation, information et divertissement (oui on va tenter d&rsquo;\u00eatre parfois dr\u00f4le\ud83d\ude04) autour de sujets pas rigolo, complexes mais scientifiquement vulgaris\u00e9s sur les v\u00e9ritables enjeux de notre civilisation et de notre avenir commun. Nous esp\u00e9rons \u00eatre \u00e0 la hauteur du d\u00e9fi.&nbsp;\ud83c\udf0d\ud83d\udc9a<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article du 8 mars 2022 r\u00e9dig\u00e9 par Christian Conrad, botaniste, naturaliste Extrait du rapport du GIEC 2022 : Le changement climatique d\u00fb aux activit\u00e9s humaines provoque des perturbations dangereuses et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es dans la nature et affecte la vie de milliards de personnes dans le monde, malgr\u00e9 les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour r\u00e9duire les risques. Les populations&hellip;&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/2024\/03\/18\/le-rapport-du-giec-tout-le-monde-sen-fout\/\" rel=\"bookmark\">Lire la suite &raquo;<span class=\"screen-reader-text\">Le rapport du GIEC, tout le monde s\u2019en fout !<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[8,7,5,6,9],"class_list":["post-133","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-biodiversite","tag-deforestation","tag-destruction-des-habitats","tag-effondrement-biodiversite","tag-rapport-du-giec","tag-surexploitation-des-ressources"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=133"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":175,"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133\/revisions\/175"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=133"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=133"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.apifera.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=133"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}